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L’art bijoutier de Pascal Derail, de la haute couture à Cap services

Pour créer Akama bijoux, Pascal Derail a bénéficié d’un soutien indéfectible de Cap Services.

Originaire de Provence et ayant travaillé pour de grandes marques françaises de haute couture, Pascal Derail taille aujourd’hui sa route à Lyon, Cap Services servant d’écrin à ses nouvelles aspirations et créations.

Après l’obtention d’un bac littéraire, Pascal Derail, natif de Vaison-la-Romaine, s’oriente vers le design qu’il délaisse rapidement pour l’éclat de la bijouterie. CAP et brevet des métiers d’art en poche, il commence son activité professionnelle à 25 ans, avant de suivre sa femme mutée à Paris. Le hasard complet fait qu’il trouve un emploi dans une bijouterie, « ne payant pas de mine en apparence » et pourtant prestataire de services pour de prestigieuses enseignes de haute couture. « J’ai mis un grand pied dans la mode où j’ai appris à réaliser des sculptures très poussées, avec un soin du détail, une exigence de qualité et un niveau de perfection inégalés et inégalables. » Durant près de cinq ans, il peaufine son savoir faire puis décide à 30 ans, par choix de vie, de partir s’installer à Lyon. C’est alors qu’il découvre que la crise économique a touché de plein fouet le milieu. « A contrario, dans le luxe, les pièces extrêmement riches et travaillées que nous continuions à produire ne s’étaient jamais aussi bien vendues ! »

Pas l’âme d’un solitaire

Trop formé, trop expérimenté, trop coûteux, Pascal Derail a du mal à trouver sa place. En allant démarcher un atelier réputé dans le secteur, il s’entend dire « quand on a votre savoir-faire, on ne cherche pas de travail, on lance son entreprise. » Il refuse ensuite un CDI dans un atelier de façon, « pour ne pas se lever le matin et finir simple assembleur de pièces » puis repense à cette idée de créer sa propre activité. Conscient que son « flou artistique nécessitait d’être accompagné » et ayant envie de retrouver l’esprit d’équipe d’un atelier, il va à la rencontre de Cap services, fin 2010. « J’ai appris tout ce qui fait la vie d’une entreprise : gérer, anticiper et tenir son budget. » Une différence de taille avec la haute-couture pour laquelle « les coûts mis sur la table n’ont pas souvent de plafond ! ». Il poursuit encore cinq ans en free lance, avec quelques grandes marques parisiennes, puis arrête toute collaboration pour se consacrer à sa société. « Akama bijoux, du nom d’un temple japonais, reflète une certaine philosophie de vie. C’est en effet un maître qui m’a transmis son savoir et son expérience, charge à moi plus tard de reproduire ce schéma. » Un schéma de pensée centré sur l’obéissance et l’investissement total dans le travail, jusqu’à en oublier sa vie privée. C’est justement pour elle, et ses deux enfants en bas âge qu’il explore aujourd’hui d’autres marchés et développe sa propre gamme de modèles.

 

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