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« Ma coopérative, c’est mon entreprise », témoigne Julien Marty

Julien Marty accompagne pour Prisme une dizaine d’entrepreneurs sur Valence, dans les métiers des médias et du numérique.

Journaliste et créateur de « Résonance média », Julien Marty croit « dur comme fer » que le statut d’entrepreneur salarié est celui du futur. Très engagé dans le développement de la CAE Prisme, ce passionné de radio émet des ondes très positives quant à l’avenir du rapport de l’homme au travail !

Dans un monde idéal, le témoignage de Julien Marty sur son parcours professionnel devrait faire les gros titres pour informer le plus grand nombre de porteurs de projets de l’existence du statut d’entrepreneur salarié. Sa carrière débute comme journaliste à radio Saint-Ferréol, à Crest, dans la Drôme. Durant huit ans, il assure l’animation d’antenne et le développement de projets pour la station. Il découvre le documentaire sonore, « une approche plus sensible des reportages, axée sur le son et le témoignage » qui le décide à lancer sa propre entreprise en 2013. Son objectif, concevoir des audio guides d’un genre nouveau, pour capter la mémoire des anciens.

Un passionné de radio multi-casquette

« Me mettre à mon compte ne me faisait pas peur car j’ai un cursus universitaire en économie et en management des entreprises. » Il crée « Résonance média », sous forme d’EURL et partage des bureaux avec des vidéastes, des photographes et des infographistes. Cette proximité lui donne l’idée de proposer des restitutions numériques d’événements, vouées à remplacer les traditionnels actes papiers lors de colloques, conférences et journées professionnelles. « Cette activité qui a rapidement décollé, sur toute la France, a du coup pris le pas sur la partie création sonore. » A cette époque, Julien porte une troisième casquette, celle d’intervenant média auprès du Département. « J’accompagnais des classes de collège pour concevoir et réaliser des émissions, en partenariat avec Radio Méga, où je suis toujours bénévole ».

En 2016, un « pépin de santé me met sur le flan pendant plusieurs mois et me fait réaliser combien ma situation est précaire d’un point de vue couverture sociale. » Il décide alors de trouver un statut qui puisse le protéger, tout en lui assurant la même liberté d’entreprendre. « A cette époque, je travaillais avec des personnes ayant différents statuts et nous réfléchissions à monter notre propre coopérative. Proche des valeurs de l’ESS, j’étais complètement passé à côté de la possibilité de pouvoir être entrepreneur individuel dans une coopérative. Quand j’ai su que Prisme était en train de voir le jour à Montélimar, je suis allé rencontrer Fabrice Nicol, l’un des cofondateurs et j’ai compris qu’il n’était pas nécessaire de réinventer ce qui existait déjà ! »

Le statut professionnel du futur

Il rejoint la CAE en septembre 2016 et, pleinement convaincu par la démarche, demande le sociétariat dès la première AG. « J’ai choisi Prisme parce que c’était une jeune CAE, où tout était à construire et à inventer. C’est une coopérative en grande ébullition qui a mis en place des journées d’intelligence collective et qui a la particularité de porter beaucoup de projets collectifs. C’est dans son ADN d’utiliser les savoir-faire de la cinquantaine d’entrepreneurs qui la constitue. Personnellement, je me sens riche de ces compétences. Ma coopérative c’est mon entreprise ! » Aujourd’hui, à 41 ans, Julien accompagne pour Prisme, une dizaine d’entrepreneurs sur Valence, plutôt axés sur les métiers des médias et du numérique, à raison d’une journée par semaine. Le réseau s’agrandit et la notoriété de cette manière innovante d’entreprendre aussi. « Nous sommes à un tournant du rapport de l’être humain au travail et, contrairement à ce que l’on a cru pendant très longtemps, la satisfaction ne repose pas que sur le poids du salaire. Face au besoin de maitriser son temps de travail et son organisation, de lui donner du sens pour s’épanouir, je suis persuadé que le statut d’entrepreneur salarié est celui du futur, du moins dans la société que j’espère ! Il est en tout cas le seul à concilier autonomie des personnes, sécurité du salariat et mutation du travail. Les CAE devraient donc être continuellement assaillies de demandes ! »

 

L'action d'accompagnement des Entrepreneurs-Salariés des CAE (Coopératives d’Activité et d’Emploi) de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et le pilotage de cette action par AGF SCOP ENTREPRISES sont cofinancés par l'Union Européenne et la Région Auvergne-Rhône-Alpes.