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Ce que l’accompagnement a changé pour moi : Plus on échange, plus on avance

Cathy Neyrinck, 52 ans, a ouvert en décembre 2017 un espace de coworking à La Clusaz (Haute-Savoie), guidée par les conseils avisés et bienveillants du réseau Adises Active. Retour sur son expérience.

Son concept : Proposer un espace de travail partagé (coworking), Le Pêle, ouvert aux entrepreneurs locaux comme aux touristes. « Les Aravis sont à 45 min de route d’Annecy, le premier bassin d’emploi. J’ai pensé qu’un espace de coworking aurait aussi du sens pour faciliter le télétravail. De plus, en hiver, certains des quelque 50 000 vacanciers peuvent avoir besoin de travailler quelques heures et de s’isoler pour travailler sereinement. »

Ses services : Trois types d’espace (poste individuel, bureau, salle de réunion) qui se louent à l’heure, à la demi-journée, à la journée, ou via un abonnement mensuel. Sans oublier connexion haut débit, imprimante et thé ou café à volonté.

Le pêle, en patois savoyard, c’est la petite pièce chauffée par un poêle, le lieu où l’on se réunit. Pour moi, c’est synonyme d’authenticité. J’ai voulu créer un lieu de vie qui accueille aussi des formations ou des manifestations culturelles.

 

La formation qui l’a mise sur les rails : En mars-avril 2016, alors qu’elle était inscrite à Pôle emploi, Cathy a suivi une formation Idéclic financée par la Région. Elle y a découvert les fondamentaux de la création d’entreprise.

Le réseau qui l’a accompagnée et l’aide obtenue : Adises Active, spécialiste des entreprises de l’ESS. Car Cathy opte pour un statut associatif. « Je voulais une gouvernance participative. Le bureau compte trois personnes, mais en tant qu’animatrice, je serai la seule salariée. Adises Active m’a accordé un prêt d’honneur de 10 000 € qui m’a permis d’obtenir un prêt bancaire pour aménager mes locaux. Autre avantage : Adises Active s’est aussi porté garant de cet emprunt. »

Les bénéfices de l’accompagnement : « Le regard critique de ma référente Adises Active a été très constructif. Grâce à elle, j’ai monté un plan de financement à 3 ans qui tenait la route. Les rendez-vous réguliers m’ont obligée à avancer, ils sont une vraie source de motivation… et un bon garde-fou ! On apprend au fur et à mesure, avec l’accompagnateur qui se nourrit lui aussi de notre cheminement. J’ai aussi pu échanger avec d’autres personnes ayant un projet de création abouti ou en cours, une bonne occasion de se remettre en question. Plus on échange, plus on avance. »

Les résultats : Un consultant en informatique, un économiste de la construction, une phytothérapeute, une secrétaire comptable, un chercheur en urbanisme pour l’Université de Bruxelles… Des profils divers se côtoient au sein du Pêle. « Tous sont satisfaits et reviennent, mais nous ne parvenons pas toujours à atteindre notre objectif de chiffre d’affaires mensuel. Je travaille sur de nouvelles façons de commercialiser nos services. Mon but est aussi de faire grandir la communauté qui se crée au Pêle, car elle est propice aux échanges, à la coopération et à l’enrichissement du réseau professionnel de chacun. »

Son conseil aux futurs entrepreneurs :

On est souvent pressé et persuadé qu’on a l’idée du siècle. Mais avec le recul, je pense qu’il faudrait consacrer deux ans minimum à son étude de marché, pour s’assurer plus de stabilité financière au démarrage.


Le Pêle Coworking – La Clusaz – 04 50 11 45 95 – Facebook @lepelecoworking