Publié le 16 mai 2019 - Mis à jour le 17 mai 2019
S’il pouvait porter un tee-shirt personnalisé « J’aime entreprendre chez Prisme », Benoît Humbert le ferait sans hésiter, tant la CAE de Montélimar lui apparait « humainement rassurante et professionnellement épanouissante » pour développer son activité artistique.
A la fin de ses études l’ayant conduit de Montpellier à Valence, sa ville natale, en passant par Grenoble, Benoît Humbert se lance à son compte, en 2007, comme graphiste indépendant. Après une année d’activité, il part à Bruxelles où il présente, en 2010, sa première exposition en tant qu’artiste et travaille sur un projet de start-up qui démarre, la même année, à Grenoble. Associé et salarié, il y reste trois ans comme designer graphique avant de participer au lancement d’une autre société dont il devient le directeur artistique de 2013 à 2017. Il décide ensuite de se laisser « un petit temps de marge pour travailler son réseau et affiner la suite de son parcours. » Un parcours où son inclinaison pour l’art va pouvoir s’exprimer pleinement.
Le graffiti comme expression artistique…
« Je m’intéresse au graffiti depuis la fin des années 90 et j’ai toujours mené une recherche artistique en parallèle de mon activité professionnelle. Je suis un des membres actifs du collectif rhône-alpin « Sorry graffiti » dont l’ambition est de faire connaitre notre culture, en valorisant le travail d’artistes en atelier lors d’expositions et en provoquant des échanges avec le public, lors de réalisations de fresques monumentales. Cette dimension sociale dans la création de lien entres les individus est, pour moi, très importante. » A 38 ans, Benoît intègre Prisme en contrat CAPE, en octobre 2018, afin de poursuivre ses travaux en design graphique et développer sa production de toiles et de fresques. « Même si je continue d’aimer mon métier, la création artistique me fait du bien et m’épanouit. Il me fallait donc un statut me permettant de facturer la vente d’œuvres d’art. La CAE est du pain béni pour les profils comme le mien, car elle nous ouvre le champ des possibles. »
…et la CAE comme réalisation personnelle
Tournée intrinsèquement vers l’art et la culture, Prisme correspond parfaitement aux attentes de Benoît, devenu depuis le mois dernier entrepreneur-salarié au sein de la structure. « Je n’aurai jamais cru pouvoir atteindre mes objectifs aussi rapidement ! Quand on se retrouve dans un contexte où l’on se sent à l’aise, considéré, bien accompagné et informé, on arrive facilement à déployer ses ailes pour s’envoler dans la bonne direction. » Surpris par la diversité des tranches d’âge, des profils, des professions et des localisations géographiques des membres de la CAE, il l’est encore plus par ce qui les rapproche tous. « A chaque temps forts qui nous réunit, l’impression de se sentir à sa place fait qu’on arrive vite à parler. Pendant longtemps, la notion de réseau me gênait un peu dans la mesure où j’avais l’impression que cette approche était une manière d’utiliser les autres. La posture des entrepreneurs en coopérative me semble différente, puisqu’elle est fondée sur la recherche d’une sorte de bien commun. Ces valeurs humanistes d’entraide auxquelles j’adhère contribuent d’ailleurs à mon épanouissement, bien au-delà de mes espérances ! »
L'action d'accompagnement des Entrepreneurs-Salariés des CAE (Coopératives d’Activité et d’Emploi) de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et le pilotage de cette action par AGF SCOP ENTREPRISES sont cofinancés par l'Union Européenne et la Région Auvergne-Rhône-Alpes.
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