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Ce que l’accompagnement a changé pour moi : Un coup de pouce déterminant

Franck Peiffer, savonnier, créateur de l'entreprise Gaiia
Franck Peiffer, savonnier, créateur de l'entreprise Gaiia

A Montélier (26), Franck Peiffer, savonnier, a remis au goût du jour la technique de la saponification à froid avec son entreprise Gaiia. Une réussite qui doit beaucoup à l’accompagnement de l’Association pour le droit à l’initiative économique Adie.

Non. C’est la réponse que les banques ont apportée à Franck Peiffer en 2014. A l’époque, ce savonnier, ancien infographiste, a besoin de 7 000 € car son entreprise créée en 2011 est en difficulté.

« Je m’étais lancé “la fleur au fusil”, en autofinancement, sans business plan et sans avoir calculé les charges. Résultat, trois ans plus tard, la trésorerie était plus que bancale, ce qui compromettait mon projet de centraliser la fabrication en France ».

Suite aux refus des banques, Franck se tourne vers l’Adie.
 

Un regain de confiance

« Tout s’est enchaîné rapidement. J’ai rencontré des gens bienveillants, qui ne m’ont pas jugé sur la petitesse de l’entreprise. Ils m’ont fait confiance, malgré un dossier un peu léger. Huit à dix jours seulement après notre rendez-vous, l’argent était sur mon compte. » Grâce à ce prêt, Franck peut assurer lui-même une partie de la fabrication et sous-traiter le reste à deux savonneries du sud de l’hexagone. « Sans l’Adie, j’aurais pu mettre la clé sous la porte. Je les ai vraiment rencontrés au bon moment. »

 

Micro-crédit, maxi efficacité

Entre 2014 et 2016, le chiffre d’affaires de Gaiia est multiplié par dix pour atteindre 335 000 €. Début 2016, l’entreprise devient une SAS (société par actions simplifiée), avec l’embauche de deux personnes en CDI : une préparatrice de commandes à temps complet et une comptable à temps partiel. Grâce à un deuxième micro-crédit accordé par l’Adie, Franck a ensuite acheté du matériel pour équiper sa nouvelle savonnerie de 200 m². Nouvel objectif : dépasser d’ici deux ans les 500 000 € de chiffre d’affaires. Aujourd’hui, le lien noué avec l’Adie perdure :

« j’échange régulièrement avec l’équipe qui m’a suivi. J’ai aussi participé à des rencontres entre chefs d’entreprise, nous formons une vraie communauté. J’ai à cœur d’aider à mon tour de jeunes entrepreneurs ».

 

entreprise gaiia