Actualités

Stéphanie Couturier, animatrice d'événements artistiques

Parcours d'une créatrice bien accompagnée

En 2014, l'entreprise Nine Booking, dédiée à la création et l'animation artistique d’événements (magie, musique, acrobatie à moto…) voit le jour à Villeurbanne. Rencontre avec Stéphanie Couturier, sa jeune créatrice, et zoom sur l'accompagnement dont elle a bénéficié.

Comment est né ce projet ?
« A la fin de ma formation dans la vente, j’ai croisé un peu par hasard le chemin d’un artiste qui, malgré son talent, m’a avoué ne pas savoir se vendre. Je me suis dit qu’un artiste n’était pas forcément à même de vendre ses prestations et que moi-même je disposais d’une formation de plusieurs années dans ce domaine. L’idée de créer mon entreprise était née ! Dès la fin de mes études, j’ai donc entamé une formation auprès de l’ADIE, l’Association pour le Droit à l’Initiative Economique, dont je suis sortie avec un projet précis en tête. Dans la foulée, j'ai déposé les statuts de mon entreprise, Nine Booking, et ai consacré les mois suivants à l’élaboration de mon catalogue d’animations, aux formalités administratives et à mon installation dans un bureau du Pôle Pixel à Villeurbanne. » 
 
 
Etre accompagnée m'a permis de me sentir soutenue tout au long de mon projet. On ne se sent jamais seul.
 
 
De quel type d’accompagnement avez-vous bénéficié  ?
« Quand j’étais en alternance pendant mon BTS, une collègue de travail m’a parlé de l’ADIE. Lorsque j’ai décidé de créer mon entreprise, j’ai déposé une demande de formation auprès de l’association. Ma demande a été retenue. J’ai donc pu suivre une formation de six semaines. »
 
Qu'est-ce que cette formation vous a apporté ?
« J’ai pris conscience de la complexité d’une création d’entreprise avec toutes ses étapes. Mais surtout, on se sent soutenu, on ne se sent jamais seul. La force de l’ADIE est liée au fait que les formateurs sont tous bénévoles. Ce ne sont pas des professeurs comme les autres. Ils s’investissent beaucoup, sans regarder la montre à la fin du cours. Lorsqu’on a besoin d’informations, lorsqu’on se pose des questions, on peut appeler l’association, y compris plusieurs mois, voire plusieurs années, après la création de l’entreprise. On nous répond toujours ou bien on nous oriente vers des personnes compétentes. »
 

Rencontrer des pairs et de commencer à se construire un réseau

 
Cela vous a aidé à vous créer un réseau ?
« Oui, aujourd’hui encore, très régulièrement, les créateurs formés par l’ADIE sont conviés à des petits déjeuners conviviaux où les échanges sont riches. Ces réunions nous permettent d’entretenir des liens entre nous, de nous rassurer, parfois de nous remotiver. Il existe une vraie solidarité entre nous.  L'importance du réseau est capitale : récemment, grâce à la rencontre d’une collègue au Pôle Pixel, j’ai entamé une restructuration qui me permet d’élargir mon activité à la création d’événements et à la dynamisation d’événements ou d’entreprises. Par exemple, lors d’un événement de skateboard destiné aux jeunes, j’ai organisé un concours photo destiné à dynamiser la manifestation et à animer les réseaux sociaux. »
 

Le financement, coup de pouce essentiel pour lancer son projet sereinement

Comment avez-vous financé votre projet ? 

« Bien que mon activité n’engendre pas de frais énormes, je me suis rapidement rendue compte qu’il était difficile de se lancer sans budget initial et qu'il ne valait mieux pas griller tous mes fonds propres. Je sortais tout juste de mes études et n’avait pas beaucoup d’argent pour m’installer et commencer mon activité. Grâce à l’ADIE, j’ai décroché un microcrédit de 3 000 € divisé en trois parties : l’une correspondant à un prêt à taux zéro, la deuxième à un crédit à taux normal, la troisième à une prime régionale non remboursable. »

 
Je me suis rendue compte qu'il valait mieux ne pas griller tous mes fonds propres
 
 
Que vous ont apporté ces 3 000 € ?
« Il était rassurant d’avoir une enveloppe minimale pour m’installer et commencer mon activité. J’ai pu louer un bureau à Villeurbanne, ce qui était très important pour moi car je voulais dissocier ma vie personnelle de ma vie professionnelle. Je tenais à me lever et sortir tous les matins pour aller travailler. Il a fallu meubler et équiper ce bureau, mais aussi créer mon site internet. Le microcrédit m’a permis de financer tout cela. C’était donc un coup de pouce essentiel. »