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Idée reçue : Je n'ai pas l'étoffe d'un entrepreneur

« En 2017, 180 personnes ont choisi de tester leur projet au sein de notre couveuse d’entreprises Auxime Envolys. Seule la moitié d’entre elles avait la vocation de devenir entrepreneur. Pour l’autre moitié, créer une entreprise était plutôt un moyen de rebondir après des difficultés à retrouver un travail salarié.

Les personnes qui hésitent à franchir le pas de la création craignent souvent de ne pas être prêtes à titre personnel (« je n’ai pas le bon diplôme », « je ne sais pas si j’arriverai à concilier ma vie professionnelle et ma vie personnelle », « je manque de compétences », « je n’ai pas les financements nécessaires »…) et de ne pas savoir gérer les formalités administratives liées à la création. Le Contrat d’Appui au Projet d’Entreprise (CAPE) est une solution intéressante car il permet de se lancer en minimisant les risques : vous bénéficiez d’un statut juridique pour réaliser tous types d’actes commerciaux légalement, mais sans créer une entreprise. Vous gardez la protection du salarié (chômage, retraite et sécurité sociale) et vos indemnités chômage le cas échéant. Vous n’avez aucune comptabilité à gérer car la couveuse (comme la société de portage ou la CAE) facture et encaisse pour vous le chiffre d’affaires facturé au client et se rétribue uniquement sur le chiffre d’affaires réalisé. Dans une couveuse ou une CAE, le portage juridique s’accompagne d’un programme de formation (chez Auxime Envolys, mêlant actions collectives animées par des chefs d’entreprise et appui individuel), afin d’aider chaque porteur de projet à devenir autonome sur le développement commercial, les finances, les aspects juridiques… Chez Auxime Envolys, la majorité de nos « couvés » exercent dans le conseil, le coaching ou la formation ; nous organisons régulièrement des ateliers métier ou réseau. La phase de test en couveuse peut être le prélude à une association, par exemple en travaillant comme prestataire d’une entreprise avant de la rejoindre, ou encore à une future SAS : plusieurs personnes peuvent facturer sous un nom commun. En moyenne, les porteurs de projet restent environ un an et demi chez nous. In fine, 45 % d’entre eux créent effectivement leur entreprise. 35 % reprennent un emploi salarié tandis que les 20 % restants poursuivent leur recherche d’emploi ou démarrent un autre projet entrepreneurial. Dans tous les cas, c’est un jalon important dans leur parcours professionnel. »

Aurélie Debia, chargée de développement et d’accompagnement et Patrick Blay, président et fondateur d’Auxime Envolys, couveuse d’entreprises