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Idée reçue : En tant qu'entrepreneur, on n'a pas le droit à l'erreur

« Le statut d’entrepreneur-salarié dans une coopérative d’emploi est le meilleur argument pour ceux qui hésitent à entreprendre : on peut prendre du temps, et même recommencer en cas d’échec, sans sanction financière.

Un tiers des salariés souhaiteraient créer leur activité, mais nous en sommes très loin La peur d’entreprendre retient beaucoup de candidats à l’entrepreneuriat, et elle recoupe en général la crainte des conséquences financières désastreuses en cas d’échec. Les coopératives d’activité et d’emploi comme Appuy Créateurs sont très efficaces pour desserrer ces freins !

Grâce au financement public de ces structures et à l’accompagnement qui est proposé, le risque est fortement minimisé, voire éliminé. La coopérative d’activité et d’emploi mutualise les risques entre un grand nombre de projets, ce qui offre une grande protection à celui qu’elle embauche et qui devient salarié-entrepreneur.

  • La CAE peut lui verser un salaire, même s’il n’a pas encore un chiffre d’affaire qui lui permettrait de se rémunérer.
  • L’entreprise est lancée sans être immatriculée dans un premier temps, ce qui repousse le démarrage du paiement des charges fixes. Le candidat paie en pourcentage de son chiffre d’affaire au lieu d’une somme forfaitaire.
  • En cas d’échec, les droits au chômage du salarié-entrepreneur lui donnent la possibilité de changer de cap.

L’assurance de ne pas se retrouver immédiatement en difficulté financière en cas d’erreur de positionnement est aussi très importante. Dans une CAE, il est toujours possible de solliciter un regard extérieur et de réexaminer son projet au bout de plusieurs mois et de le modifier si les premiers signaux sont très négatifs. Comme la pression est moins grande, les candidats sont davantage susceptibles de se rendre à l’évidence si vraiment ils se sont trompés. J’ai vu beaucoup d’entrepreneurs s’entêter dans une impasse parce qu’ils y avaient mis toutes leurs économies et qu’ils ne voulaient en aucun cas admettre l’échec.

Paradoxalement, on échoue moins quand les filets de protection sont là. Je pense à un photographe qui a déposé son bilan pour une première activité très pointue et qui a rebondi en mixant photographie et animation de salons sur sa spécialité.

Il faut se rappeler que l’entreprise n’est pas une science exacte : seulement 50 % des entreprises sont vivantes 5 ans après leur naissance et il faut en moyenne 3 ans d’activité pour gagner l’équivalent d’un SMIC. Tout cela n’est absolument pas un tabou pour nous : nombreux sont ceux qui n’ont réussi qu’à la seconde, voire à la troisième tentative ! »


Sandrine Barrière, directrice de la CAE Appuy Créateurs