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Ce que l’accompagnement a changé pour moi : L’Adie m’a donné les clés qui me manquaient en gestion financière

Celullaire-Celullar

En s’inspirant de ses deux passions, le basket et le prêt-à-porter, Tazday Anriffoudine, 28 ans, a lancé sa marque de vêtements streetwear, Celullaire-Celullar. Grâce à l’Adie, cet autodidacte a réussi à pérenniser son entreprise. 

Son produit phare : Adepte des vêtements de sport, Tazday a inventé une casquette à lacets. « Je n’arrivais pas à trouver de casquette bien ajustée, alors j’ai dessiné mon propre modèle, la Lasback One, ʺla casquette qui se manipule comme une basketʺ. »

Le démarrage : « J’étais attiré par le design, mais j’ai fait une formation dans le bâtiment à Lyon où je jouais au basket à l’ASVEL. Une fois diplômé, j’ai dessiné ma première casquette et mûri mon projet, tout seul. Puis j’ai fait faire des maquettes à des usines chinoises trouvées sur internet. J’ai puisé dans mes économies pour lancer la fabrication. »

Les premières difficultés : « Travailler avec la Chine, alors que je ne parle pas anglais, ce n’était pas évident ! La première production a eu 4 mois de retard, parce que mes fournisseurs n’avaient pas bien regardé le patron que je leur avais envoyé. J’ai été obligé de démarrer mes ventes de casquettes en plein hiver… Pas du tout ce que j’avais prévu. »

Le réseau qui l’a accompagné et la formation qui l’a vraiment aidé : En 2012, Tazday s’est tourné vers la CCI. Celle-ci l’a orienté vers l’Adie, le réseau adéquat pour l’aider à monter son business plan. Il a suivi CréaJeunes*, une formation gratuite destinée aux créateurs de 18 à 32 ans. A la différence des autres participants, Tazday a déjà démarré son projet.

Quand l’Adie a compris que j’avais déjà lancé une première production de casquettes, ils ont été très surpris, se souvient Tazday. Le contenu portait beaucoup sur la gestion financière : comment gérer son argent, comment se constituer un fonds de roulement, comment répondre à ses obligations vis-à-vis de l’Urssaf… C’était très dense. Paradoxalement, après avoir démarré très vite, j’ai ressenti le besoin de freiner, pour me laisser le temps de digérer toutes ces informations. J’ai tout arrêté pendant 9 mois.

L’aide obtenue et les bénéfices de l’accompagnement : Lorsqu’il a repris son projet en main, Tazday a obtenu un prêt d’honneur de 10000 € accordé par l’Adie. Cela lui a permis de s’offrir les services d’un intermédiaire qui a simplifié ses relations commerciales avec ses partenaires chinois.

L’Adie m’a appris à faire un business plan, à créer un fonds de roulement, à approcher des clients… En 2017, j’ai gagné le concours des Ambassadeurs, ce qui m’a valu de nombreuses retombées dans la presse. Je suis toujours en contact avec l’Adie de Vénissieux, ils m’aident pour ma comptabilité.

Les résultats : Après la casquette, en s’inspirant des maillots des basketteurs, Tazday a créé une gamme de débardeurs agrémentés d’une capuche. Aujourd’hui, il propose également des survêtements, des tee-shirts et des sweats. « Uniquement du prêt-à-porter pour homme, car il y a moins de concurrence » explique-t-il. Pour faire connaître sa marque, Tazday est très actif sur les réseaux sociaux. « Grâce à Facebook, je reçois des commandes par internet de Dubaï, d’Australie ou New York ! Je n’ai pas appliqué les théories du marketing, mais ça a marché, principalement grâce au bouche à oreille. »


Son conseil aux futurs entrepreneurs : « Etre patient ! Il faut attendre - des mois, voire des années - que son projet arrive à maturité, inutile de se lancer avant. Il vaut viser le long terme. Et être prêt à faire des compromis, y compris moins voir ses amis. C’est pour la bonne cause ».


Celullaire-Celullar – Lyon – 06 01 13 18 52 – Facebook @celullar.celullaire


*Aujourd’hui, la formation CréaJeunes s’appelle « Je deviens entrepreneur »

 

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